Comment un site multilingue aide votre référencement local

Lexy Callemeyn · Publié le · 5 min de lecture

Thème

En Belgique, vos clients cherchent en français, en néerlandais, en allemand ou en anglais, et très souvent avec le nom de leur ville. Un site qui leur parle dans leur langue, et qui cite les lieux où vous travaillez, a bien plus de chances d'apparaître dans leurs recherches. Voici pourquoi, et comment bien le construire.

En bref

  • Chaque langue ouvre de nouvelles recherches, avec leurs propres mots.
  • Une traduction écrite par type de public, avec ses mots et ses lieux.
  • Un peu plus de travail, pour chaque texte et chaque actualité.
  • Des pages de réalisations avec le nom de la ville dans le titre.
  • Une fiche Google complète et des coordonnées identiques partout.
  • Un suivi langue par langue, pour ajuster.

Chaque langue ouvre de nouvelles recherches

Google montre d'abord des pages écrites dans la langue de la personne qui cherche. Un client de Louvain qui tape « dakwerken Leuven » verra des sites en néerlandais, et c'est une version néerlandaise de votre site qui lui permettra de vous trouver. Chaque langue ajoutée, c'est un nouvel ensemble de recherches auxquelles votre site peut répondre.

En Belgique, c'est encore plus vrai. Le pays compte trois langues officielles, Bruxelles vit en français, en néerlandais et en anglais, et beaucoup d'entreprises travaillent des deux côtés de la frontière linguistique. Une version néerlandaise ou allemande ouvre parfois des recherches bien moins disputées que leur équivalent en français.

C'est ce que j'ai fait pour Stiip, mon application vélo, avec 13 versions pour 8 pays et 7 langues. Les visiteurs y arrivent aujourd'hui en français, en allemand, en portugais, en néerlandais et en espagnol.

Traduire avec les mots de chaque public

Une bonne traduction reprend les mots que les gens tapent réellement, et ces mots changent d'une langue à l'autre, parfois même d'un pays à l'autre dans la même langue. En Belgique, on remplace ses châssis, en France ses fenêtres. Sur Stiip, les cyclistes français cherchent des cols, les cyclistes belges des côtes.

La traduction automatique fait un bon premier jet. Elle gagne ensuite à être relue par une personne qui parle la langue au quotidien et connaît votre métier, pour retrouver les termes de vos clients. Trois sources suffisent souvent à les trouver, les suggestions de Google quand on commence à taper, les statistiques du site une fois en ligne, et tout simplement vos clients, en leur demandant comment ils vous auraient cherché.

Les noms de lieux se traduisent aussi. Liège devient Luik, Namur Namen, Mons Bergen et Louvain Leuven. Un client néerlandophone cherche « Namen », et c'est ce nom-là que la page doit citer.

Ce que vous gagnez, et ce que ça demande

Un site en plusieurs langues apporte beaucoup d'avantages, et il demande aussi un peu plus de travail, au lancement comme au quotidien.

Ce que vous gagnezCe que ça demande
Les recherchesDe nouvelles recherches dans chaque langue, parfois bien moins disputées.Trouver les mots que vos clients utilisent dans chaque langue.
Les clientsDes clients qui vous lisent dans leur langue, et vous font confiance plus vite.Pouvoir leur répondre dans cette langue, au téléphone comme par e-mail.
Les contenusUn site complet pour chacun de vos publics.Chaque texte à traduire, puis à relire.
Les publicationsChaque réalisation ou actualité touche tous vos publics.Les traduire avant de publier, ou publier d'abord dans une langue, puis dans l'autre.
Le budgetUn seul site pour toutes vos langues.La traduction s'ajoute au budget du site, au lancement puis à chaque publication.

Publier une langue un peu après l'autre est tout à fait possible. Une actualité peut paraître en français, puis en néerlandais quelques jours plus tard, tant que chaque version reste soignée et à jour.

Côté technique, je m'occupe de tout ce qui permet à Google de montrer la bonne langue à la bonne personne.

Le nom de la ville dans les titres

Une grande partie des recherches locales associent un métier et un lieu, « rénovation toiture Spa », « architecte Liège », « jardinier Namur ». Pour y répondre, la page doit citer ce lieu, et l'endroit qui compte le plus est son titre.

Le moyen le plus naturel, c'est une page par réalisation. Chaque chantier a sa page, avec un titre qui associe le travail et la ville, comme « Rénovation d'une école à Namur » ou « Construction d'une maison à Spa ». Au fil des projets, le site dessine la carte des endroits où vous travaillez, et chaque page peut répondre à une recherche locale.

Ce qui rend ces pages efficaces, c'est qu'elles racontent un vrai projet, avec ses photos, ses contraintes et son résultat. Google appelle « pages satellites » les pages copiées à l'identique où seul le nom de la ville change, et il les écarte de ses résultats. Une vraie réalisation, elle, est utile à vos visiteurs, et c'est exactement ce que Google cherche à montrer.

Dans un site multilingue, chaque réalisation se traduit avec le nom de la ville dans la langue du lecteur, « Renovatie van een school in Namen ». Sur Stiip, c'est le rôle des parcours populaires, une liste de boucles au départ de Spa, de Malmedy ou de Stavelot, qui ancre chaque version dans son pays.

La recherche « rénovation école Namur » mène à la page « Rénovation d'une école à Namur » de la version française, et la recherche « renovatie school Namen » à la page « Renovatie van een school in Namen » de la version néerlandaise. Les deux pages présentent le même chantier.
Le même chantier, deux langues, deux recherches.

Une page qui présente votre zone d'intervention, avec les communes où vous vous déplacez, complète le tout, tant qu'elle reste écrite pour vos clients.

Votre fiche Google

Votre fiche Google, celle qui apparaît sur Maps et à côté des résultats, compte beaucoup dans la recherche locale. Une fiche complète, avec vos horaires, vos photos et les avis de vos clients, et les mêmes nom, adresse et téléphone que sur votre site, aide Google à relier les deux.

Mesurer langue par langue

Une fois le site en ligne, les statistiques montrent dans quelle langue arrivent vos visiteurs, et par quelles recherches. On voit vite quelle version trouve son public, et quels mots ajouter ou préciser. Pour Stiip, c'est ce suivi qui m'a montré des visiteurs arriver en cinq langues.

Vos questions

Un site multilingue est-il bon pour le référencement ?

Oui, chaque langue ouvre de nouvelles recherches, à condition que chaque version soit traduite avec soin, avec les mots parlés par vos clients.

Faut-il traduire tout le site ?

Pas forcément. On peut commencer par les pages qui comptent le plus, l'accueil, les services, les réalisations et le contact, puis compléter au fil du temps.

Peut-on utiliser une traduction automatique ?

Comme premier jet, oui. Une relecture par une personne qui parle la langue au quotidien permet ensuite de retrouver les mots que vos clients tapent vraiment.

Peut-on ajouter une langue plus tard ?

Oui, un site peut commencer dans une langue et en accueillir une autre ensuite, en commençant par les pages qui comptent le plus.

Comment apparaître dans les recherches d'une ville ?

En citant cette ville là où elle a du sens, dans le titre d'une réalisation, sur la page de votre zone d'intervention et dans votre fiche Google, avec une adresse et un téléphone identiques partout.

Envie que votre site parle aussi la langue de vos clients ? Tout est expliqué sur la page dédiée à la création de site web.

Merci pour votre lecture

Lexy Lexy

Écrit par

Hello ! Je m'appelle Lexy, graphiste et développeuse de sites web et d'applications depuis 12 ans. Chaque projet est unique à mes yeux : je dessine des logos et je crée des sites web sur mesure pour les indépendants et les entreprises, du premier croquis jusqu'à la mise en ligne, pour les aider à atteindre leurs objectifs avec une identité forte sur internet.
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