Améliorer la landing page de votre application grâce à vos visiteurs
Pour un logiciel, une application ou un service en ligne, la landing page est une vraie page de vente. Vous investissez du temps et souvent un budget pour y amener du monde, et c'est là que vos visiteurs décident d'essayer votre produit, ou non. Ce qui transforme une bonne page de vente en une page qui convertit régulièrement, c'est de l'améliorer en fonction de ce que vos visiteurs y font réellement.
En bref
- Chaque visiteur de votre page de vente vous a coûté du temps ou un budget.
- Comme pour votre application, une première version en ligne vaut mieux qu'une version parfaite qui attend.
- Une page sans bandeau cookies ni fenêtre qui s'ouvre laisse toute la place à votre produit.
- Quelques chiffres suffisent pour savoir ce qui retient vos visiteurs, et ce qui les fait partir.
- On teste une version après l'autre, en changeant une seule chose à la fois.
Une page de vente, pas une simple vitrine
Pour faire connaître leur application, la plupart des créateurs lancent des campagnes, achètent de la publicité, publient sur les réseaux ou écrivent des articles. Toutes ces sources de trafic ont la même destination, votre page de vente. Chaque visiteur qui y arrive vous a coûté du temps ou de l'argent, et il décide en quelques secondes s'il va plus loin.
Cette page a un seul but, qu'il essaie votre produit, s'inscrive ou rejoigne votre liste d'attente. Tout ce qui l'aide à comprendre et à se décider la rend plus efficace. Je décris ce qui fait une bonne landing page dans une seule page peut-elle suffire, et cet article va plus loin, avec ce qui se passe une fois qu'elle est en ligne.
En ligne dès que possible, puis une amélioration après l'autre
Pour une application, on commence souvent par une première version simple, un MVP, avec l'essentiel, pour la confronter au plus vite à de vrais utilisateurs. Pour une page de vente c'est la même logique. Mieux vaut une page claire en ligne aujourd'hui qu'une page parfaite dans trois mois.
Avant même le lancement, une page d'attente sur votre nom de domaine fait déjà beaucoup. Google la découvre et commence à connaître votre site, et vos premiers curieux peuvent laisser leur adresse e-mail pour être prévenus de la sortie.
Ensuite, la page s'améliore par petites étapes, au rythme du temps que vous pouvez y consacrer et de ce que vous apprennent vos visiteurs. C'est la logique des méthodes agiles, comme Scrum, des cycles courts où l'on construit, on mesure, on apprend, puis on ajuste.
Une page sans rien entre votre produit et vos visiteurs
Sur une page de vente, chaque obstacle compte. Un bandeau cookies, une fenêtre qui s'ouvre ou une inscription qui surgit détournent l'attention au moment précis où votre visiteur découvre votre produit. Il doit voir tout de suite quelque chose qui attire son regard, comprendre ce que fait votre application et sentir sa qualité.
C'est pourquoi je recommande des statistiques sans cookies, comme Umami. Elles comptent les visites de façon anonyme, sans rien déposer sur l'appareil du visiteur, et donc sans bandeau. J'explique comment elles fonctionnent dans l'importance des statistiques pour faire évoluer votre site.
Si vous lancez des campagnes publicitaires plus poussées, Google Analytics ou Google Tag Manager permettent de suivre précisément ce que rapporte chaque annonce. Ils demandent un bandeau cookies, que l'on garde alors le moins envahissant possible.
Ce qu'il faut mesurer
Pas besoin d'un tableau de bord compliqué. Ces quelques chiffres disent déjà presque tout :
D'où ils viennent
Une campagne, un réseau, Google ou un article. Vous voyez ce qui vous amène les visiteurs qui restent.
Jusqu'où ils lisent
Chaque partie de la page lue, de l'accroche jusqu'aux prix et aux questions.
Ce sur quoi ils cliquent
Quel bouton, quelle question, quelle capture d'écran retient leur attention.
Où ils partent
La partie de la page où se trouvait votre visiteur quand il est parti.
Combien passent à l'action
La part de visiteurs qui essaient, s'inscrivent ou téléchargent. C'est le chiffre qui compte le plus.
Sur quel appareil
Téléphone ou ordinateur, pour soigner d'abord la version que vos visiteurs utilisent le plus.
Lire les chiffres
Les chiffres deviennent utiles quand on les traduit en une piste à essayer. Voici quelques situations fréquentes, et ce qu'elles suggèrent :
| Ce que vous voyez | Ce que vous pouvez essayer | |
|---|---|---|
| L'accroche | Beaucoup de visiteurs partent sans dépasser le haut de la page. | Dire plus clairement ce que fait votre application, avec une image du produit dès le premier écran. |
| Le bouton | La page est lue jusqu'au bout, mais le bouton est peu cliqué. | Le rendre plus visible, le répéter plus haut, ou changer ses mots. |
| Les prix | Beaucoup de départs au moment des prix. | Rappeler ce que votre produit apporte juste avant, ou proposer un essai gratuit. |
| Le téléphone | Les visiteurs sur téléphone partent bien plus vite que les autres. | Raccourcir les textes, agrandir les boutons, alléger les images. |
| Une campagne | Une campagne amène beaucoup de monde, qui repart aussitôt. | Accorder la page à la promesse de l'annonce, pour que le visiteur retrouve ce qu'on lui a promis. |
Demander à vos visiteurs
Les chiffres montrent ce que font vos visiteurs. Pour comprendre pourquoi, le plus simple reste de leur poser la question. Quelques mots d'un vrai visiteur éclairent souvent une piste que les chiffres laissaient seulement deviner.
Un bouton pour donner son avis
Un petit bouton, toujours à la même place, que le visiteur ouvre quand il le souhaite. Dans Stiip, l'application que je développe, un bouton « Feedback » permet d'envoyer une remarque à tout moment.
Une note en un clic
Une question courte au bas de la page, comme « Cette page vous a-t-elle aidé ? », avec deux ou trois visages à choisir. Elle fait partie de la page et ne s'ouvre jamais par-dessus.
Une question après l'inscription
Sur la page de remerciement ou dans l'e-mail de bienvenue, demandez « Qu'est-ce qui vous a décidé ? ». La personne qui vient de s'inscrire sait mieux que quiconque ce qui l'a convaincue.
Un échange avec vos premiers utilisateurs
Un appel de quinze minutes en apprend souvent plus qu'un mois de chiffres. Vos premiers utilisateurs sont en général heureux d'aider le produit qu'ils ont été les premiers à découvrir.
Pour aller plus loin, des outils comme Microsoft Clarity ou Hotjar enregistrent le parcours des visiteurs et montrent sur des cartes où ils cliquent et jusqu'où ils descendent. Comme Google Analytics, ils demandent un bandeau cookies, et trouvent plutôt leur place une fois que votre page attire beaucoup de monde.
Tester une version après l'autre
Pour savoir si un changement fonctionne, on compare deux versions de la page, c'est ce qu'on appelle un test A/B. Les grandes plateformes montrent les deux versions en même temps, chacune à la moitié des visiteurs, ce qui demande des outils dédiés et beaucoup de trafic.
Pour un produit qui démarre, il existe une façon plus simple. On met en ligne la version A pendant une semaine, puis la version B la semaine suivante, et on compare la part de visiteurs qui sont passés à l'action. Pour que la comparaison soit juste, les deux semaines doivent se ressembler, sans nouvelle campagne au milieu ni période de vacances.
Un changement à la fois, sinon vous ne saurez jamais lequel a fonctionné.
Le titre, le bouton, l'image du premier écran, l'ordre des parties, chacun peut faire l'objet d'un test. Commencez par ce que les chiffres pointent du doigt, et gardez la version qui fonctionne le mieux comme base du test suivant.
Ce que je mesure sur mon propre site
Sur eyn.art, j'ai mis en place ce suivi, sans cookies et sans bandeau. Je vois chaque partie de page lue, chaque bouton cliqué avec les mots qui y sont écrits, et la partie où se trouvait le visiteur quand il est parti. Rien de personnel n'est envoyé, ni nom, ni adresse, ni message.
Ces chiffres m'ont déjà amenée à repenser entièrement mon formulaire de contact, ma galerie de réalisations et ma navigation, qui évoluera d'ailleurs encore. Un jour, j'ai vu un visiteur buter plusieurs fois sur le même champ, à la même étape de l'ancien formulaire. C'est ainsi que j'ai découvert un problème qui n'apparaissait que sur Safari, et que j'ai pu le corriger. Chaque version m'apprend quelque chose pour la suivante.
C'est ce même suivi que j'installe pour mes clients, et qui permet ensuite de décider ensemble de la prochaine amélioration, chiffres à l'appui.
Une page de vente pour votre application
950 € HTVA
C'est le tarif de départ d'une page de vente dessinée et développée pour votre produit chez EYN Studio :
- Une page d'attente peut être en ligne en une semaine, et la page complète en deux à quatre semaines.
- Des statistiques sans cookies en option, installées avec leur tableau de bord pour 150 € HTVA.
- Google Analytics en option, avec un bandeau cookies conforme au RGPD, pour 250 € HTVA.
- Des améliorations au fil des chiffres, à 75 € HTVA de l'heure, facturées par quart d'heure.
Vos questions
Faut-il un bandeau cookies pour mesurer sa page de vente ?
Non, pas avec des statistiques anonymes comme Umami ou Matomo, qui ne déposent rien sur l'appareil du visiteur. Le bandeau devient nécessaire avec des outils comme Google Analytics ou certaines publicités.
Combien de visiteurs faut-il pour un test A/B ?
Plus il y en a, plus le résultat est fiable. Avec peu de visites, testez des changements bien visibles, comme le titre ou l'image du premier écran, plutôt que des détails.
À quel rythme faire évoluer sa page ?
Une version par semaine ou toutes les deux semaines, selon votre trafic. L'important est de laisser à chaque version le temps de recevoir assez de visiteurs pour la juger.
Une page d'attente suffit-elle pour commencer ?
Oui. Elle fait connaître votre nom de domaine aux moteurs de recherche, présente votre projet et récolte les adresses de vos premiers intéressés, en attendant la page complète.
Umami ou Google Analytics ?
Umami pour une page sans bandeau, rapide et respectueuse de vos visiteurs, ce qui suffit à la plupart des produits qui démarrent. Google Analytics quand vous investissez dans des campagnes publicitaires et voulez suivre chaque annonce en détail.
Envie d'une page de vente qui grandit avec votre application ? Tout est expliqué sur la page dédiée à la création de site web.
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Écrit par
Hello ! Je m'appelle Lexy, graphiste et développeuse de sites web et d'applications depuis 12 ans. Chaque projet est unique à mes yeux : je dessine des logos et je crée des sites web sur mesure pour les indépendants et les entreprises, du premier croquis jusqu'à la mise en ligne, pour les aider à atteindre leurs objectifs avec une identité forte sur internet.
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